Agustín Cárdenas
Le Chuchoteur des formes
Dans l’atelier silencieux d’Agustín Cárdenas, les blocs de bois, de marbre ou de bronze semblaient se souvenir des gestes des ancêtres. Né en 1927 à Matanzas, à Cuba, d’ascendance africaine, il porte dans ses mains la mémoire des corps, des rituels, des racines. À l’Académie San Alejandro, il apprend les bases, mais très vite, il sent que les lignes doivent s’échapper, se courber, respirer.
Quand il arrive à Paris en 1955, il y trouve un sol fertile. André Breton reconnaît aussitôt en lui une âme surréaliste. Cárdenas n’imite pas : il révèle. Ses sculptures naissent d’un dialogue entre la matière et l’intuition, entre sensualité et abstraction. Le bois luit comme une peau, les formes se tordent avec grâce, mi-humaines, mi-cosmiques. Il ne sculpte pas des choses, mais des présences.
Influencé par Brancusi, Arp ou Moore, il crée pourtant un langage très personnel, fait d’élans fluides et d’équilibres fragiles. Son œuvre est une traversée entre le rêve et le réel, une poésie sculptée où la tendresse et la puissance se rencontrent. Agustín Cárdenas est mort en 2001, laissant derrière lui des œuvres qui semblent flotter hors du temps, suspendues entre la mémoire africaine, la rigueur moderne et une spiritualité universelle.
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